Isa, Isabelle et Isabella, les filles triplées du Comte de la Perraudière, ont été empoisonnées en mangeant une choucroute bourrée d’arsenic. Leur vieux père grabataire demande l’aide du célèbre inspecteur Lafouine.
Après un long voyage en train, l’inspecteur arrive au château. Fatigué, il préfère prendre une bonne nuit de repos avant de commencer ses investigations.
Le lendemain matin, Hugues de Froisec, le Comte de la Perraudière, demande à son majordome de faire visiter la propriété à l’inspecteur.
Le policier constate que la vieille demeure est en parfait état. Le château, un bâtiment en forme de U, est constitué d’un corps central et de 2 ailes, disposés autour d’une cour d’honneur. Derrière le corps central du château se trouve une forêt.
Le corps central du château abrite les chambres du Comte, de sa sœur, des trois filles défuntes et de l’infirmière.
Les chambres de la tante des victimes, du comte et de l’infirmière donnent sur un balcon, qui se trouve sur la cour d’honneur.
Les chambres des trois filles ouvrent sur la forêt.
La cuisinière est logée dans l’aile gauche du château, juste à côté de la cuisine. Le domestique et le majordome vivent dans les bâtiments annexes situés dans la cour d’honneur, au bout des 2 ailes. Le majordome vit avec son grand fils Paul.
Toute la matinée, Lafouine interroge les résidents du château. Il isole cinq personnes susceptibles d’avoir assassiné les filles du Comte.
La corpulente cuisinière, d’origine allemande, qui a préparé la choucroute.
Le domestique, amoureux éconduit d’Isabelle, qui a mis fin à ses études de pharmacie pour entrer au service du Comte.
Le majordome anglais, marié à la cuisinière, fanatique de mots croisés, de culture physique et d’arts martiaux. Le majordome et la cuisinière ne se sont jamais bien entendu. Cependant, la cuisinière refuse de divorcer.
L’infirmière est une toute petite femme. C’est une grande dévoreuse de romans policiers, qui s’occupe du Comte depuis que celui-ci ne peut plus sortir de son lit.
La tante des victimes, Eugénie de Froisec, vieille fille un peu folle, Froisec a été élue "championne de tricot du canton" en 1955. Cette femme a toujours été très gentille avec les domestiques, elle n’a jamais oublié un anniversaire du petit Paul. Elle n’a pas mangé de choucroute le jour du drame à cause de son taux élevé de cholestérol. Petit détail original : Eugénie chausse du 46 !
Pour mieux réfléchir, l’inspecteur Lafouine arpente la cour d’honneur du château de long en large. Le policier ne sait pas que l’assassin, se sentant découvert, est prêt à tout pour stopper l’enquête. Du balcon de sa chambre, située au premier étage du château, il balance deux pots de géraniums sur Lafouine.
Le premier projectile s’écrase sur la chaussure droite de l’inspecteur. Malgré la douleur, Lafouine réussit à éviter le second pot en se mettant à l’abri sous le balcon.
Il connaît maintenant les noms des deux principaux suspects.
(sur une idée de Michel Amelin).