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Vendredi 25 Mai 2012
 

École élémentaire du 10 rue des Bauches - Paris 16 - Année 2011/12



  Recherche




xFruits

2002/03 CM1b

Le mystère de la chambre jaune - phase 5



Qui est lagresseur ?


Grâce à différents indices nous avons retrouvé l'identité de l'agresseur :

il s'agit de l'inspecteur Larsan !!!

Si vous voulez en savoir plus lisez le journal du juge que nous avons reconstitué !

Journal du juge Marquet


A la lumière des éléments de ces dernières heures, je pense être en mesure d’éclaircir une partie du mystère qui entoure la personne de Mlle Stangerson. Je vais tenter d’expliquer mon raisonnement.

Constatant qu’il n’y avait aucune possibilité pour l’intrus de sortir de la galerie, j’ai rapidement dû admettre que l’agresseur était encore dans la galerie après la poursuite. A ce constat, il m’a fallu ajouter l’impossibilité pour l’agresseur d’avoir pu se cacher (la galerie a été inspectée dans les moindres recoins sans succès). Donc, non seulement l’agresseur était encore dans la galerie à l’issue de la poursuite, mais il se trouvait parmi nous. Sous nos yeux !. Or, quelles étaient les personnes présentes dans la galerie au moment de la poursuite ? J’ai repris le fil des évènements pour aboutir à une liste de quatre personnes composée du Professeur Stangerson, de larsan, de l’intrus et de moi-même J’ai confronté cette liste à celle des personnes qui étaient présentes dans la galerie à l’issue de la poursuite. Nous n’étions que trois après le choc, : le Professeur Stangerson, larsan, et moi-même. D’où ma conclusion que l’un d’entre nous avait joué deux rôles : son propre rôle et celui de l’intrus.

Partant du postulat qu’il est impossible d’être deux personnes différentes au même moment, j’ai résolu de chercher celui d’entre nous que je n’avais vu en même temps que l’intrus. Je ne me considère évidemment pas comme suspect. J’ai également exclus le Professeur Stangerson de la liste des suspects car il était présent devant l’escalier à quelques mètres de l’agresseur au moment où celui-ci sortait de la chambre. Il ne pouvait donc s’agir que de larsan. Le fait que nous ayons retrouvé dans la chambre de Mlle Stangerson un gant noir similaire à ceux que porte Larsan en toutes circonstances est venu confirmer mes soupçons.

A la lumière de ces nouveaux éléments, il m’a été facile de concevoir la façon dont Larsan avait procédé pour organiser sa disparition. Disposant d’une dizaine de mètres d’avance sur ses poursuivants, il s’est engouffré dans la galerie tournante et a mis à profit les quelques instants pendant lesquels nous ne pouvions le voir pour ôter son déguisement. Il est revenu en courant vers l’angle de la galerie sous les traits de Larsan.

Deux questions continuaient à me trotter dans la tête ? Pour quelle mystérieuse raison Larsan s’en prenait-il à Mlle Stangerson ? Quel motif pouvait bien pousser la fille du professeur à cacher des éléments en lien avec son agression. Je me suis souvenu d’une phrase que répétait souvent l’un de mes professeurs à l’école de magistrature : « Le sang coule toujours lorsque l’on en vient à rouvrir les vieilles blessures». Il me fallait remonter à l’origine de cette vieille blessure.

C’est alors qu’une de mes collègues m’a conduit sur une nouvelle piste. Les fantastiques évènements de ces derniers jours ne pouvaient qu’être l’œuvre d’un homme exceptionnel. Il devenait de plus en plus clair que Ballmeyer jouait un rôle dans cette affaire, Larsan n’étant qu’un de ses multiples visages. Je poursuivais mon raisonnement. Si l’homme avait eu plusieurs identités, il devait également avoir eu plusieurs vies. Il n’était pas exclu qu’il ait fait la connaissance de Mlle Stangerson dans le passé. La photo trouvée dans la chambre de Mlle Stangerson au château prouvait, si cela était encore nécessaire, que la fille du professeur et Larsan se connaissaient plus intimement qu’ils ne voulaient bien le montrer.

Quant à la question de savoir pourquoi Mlle Stangerson s’obstinait à tenir cette relation secrète, elle me paraissait maintenant évidente. Une femme de son rang ne pouvait se permettre de rendre publique une liaison avec un homme comme Ballmeyer sans risquer de discréditer ses proches.

Voilà tout mon raisonnement. De nombreux points restent bien sûr encore à éclaircir. C’est pourquoi j’ai décidé de laisser Larsan en liberté. Il me semble qu’il me sera d’une plus grande utilité s’il se sent libre de tout soupçon

Jeudi 5 Juin 2003
Mme du Jonchay

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