École élémentaire du 10 rue des Bauches - Paris 16 - Année 2017/18

2008/09 CM1b

Le Roman de Renart revisité par les élèves

Qui dira que la prose moyennâgeuse n'est pas à portée de tous ?
Un courtil par-ci, une géline par-là, et voilà notre Renart entraîné dans de nouvelles aventures.
Gare à ceux qui croisent son chemin... !



Voici quelques exemples de ceux qui ont bien voulu publier leurs histoires inventées, croustillantes, drôles et cocasses.

Le Roman de Renart revisité par les élèves


A vos dictionnaires !


C’est la branche comment Renart et Romelet volent la fermière et Romelet garde le tout


Renart, maître de ruse et de malice en se promenant dans les bois oye Romelet son compère qui l’a tant aidé pendant la « guerre » que menait Ysengrin contre lui. Renart s’approche et lui dit :
« Romelet mon compère, je connais un courtil qui nous plaira tous les deux ; je vous emmène, venez. »
Et Romelet, sans dire un mot, suit Renart.
Ils s’approchent du courtil où mangent Chantecler, Pinte et les autres aux côtés de la fermière qui ramasse des légumes, un panier plein de noisettes à la main et un gros jambon sur l’épaule.
Renart et Romelet complotent une ruse, sautent la barrière du courtil, et pendant que Romelet fait les yeux doux à la fermière, Renart lui saute dessus et s’empare du panier. Dans la précipitation, il oublie le jambon. La fermière appelle les vilains, Romelet arrache le panier à Renart, grimpe dans un arbre et dit :
« Ah, mon brave ami, ce panier m’appartient maintenant, courez, courez, que les vilains ne vous attrapent.
- Vous me le paierez, je n’ai même plus de gibier maintenant » dit Renart.
« Harout, harout, avisez le goupil ! »
Notre Renart, suivi par les vilains s’enfuit le ventre vide, rentre dans sa tanière, bien content d’avoir échappé aux vilains.


Clara

Le Roman de Renart revisité par les élèves



Patience et longueur de temps...


C’est la branche comment Renart veut faire rôtir la chèvre et manger le lapin


Renart, qui n’avait pas mangé depuis trois jours, ne pensait plus qu’à cela. Un jour, il trouva une vieille maison où habitaient une chèvre et un lapin. Il y avait dans la maison tout pour plaire : deux lits bien faits, du foin, des carottes, un évier et le mieux de tout : un four.
Quand Renart ouvrit la porte, ce fut la panique : on entendait des cris à dix lieues à la ronde. Mais Renart dit :
« N’ayez pas peur, je ne viens pas vous manger. »
Alors, les cris du lapin s’arrêtèrent, mais ceux de la chèvre continuaient. Le lapin, pour la faire taire, lui mit autant de foin dans la bouche qu’il pouvait en tenir. Elle se calma.
Un mois plus tard, ils étaient tous amis. Le lapin avait pris cinq kilos, la chèvre en avait pris dix.
Pendant ce temps, Renart élaborait un plan.
Un jour, lorsque tout le monde fut levé, Renart demanda à la chèvre d’aller chercher d’autre foin pour la semaine et au lapin des carottes. Une heure plus tard, la chèvre revint ; le renard arriva à toute vitesse et dit :
« Le lapin est tombé dans le four, viens vite ! »
La chèvre arriva, Renart ouvrit le four : il y avait une bûche. La chèvre la prit pour le lapin. Elle regarda attentivement dans le four, et vlan !!! Renart lui mit un coup de pied et elle tomba dans le four. Renart attendit deux heures ; la chèvre était cuite. Il la cacha juste au moment où le lapin rentrait. Le feu était éteint. Le Renart dit :
« Mets une bûche pour faire cuire les carottes. »
Le lapin exécuta. Il alluma le four. Renart dit :
« Je crois que le feu s’est éteint. »
Il ouvrit four, le lapin arriva avec les carottes. Renart lui dit d’avancer, d’avancer jusqu’au moment où le lapin tomba dedans avec les carottes. Renart attendit que le lapin soit cuit. Il mangea les deux animaux avec les carottes et eut la panse bien remplie.

Et de ce que je sache, il habite toujours dans la maison...

Lucas

Le Roman de Renart revisité par les élèves



Tout cela n'est quand même pas très moral !


C’est la branche comment Renart dupe encore Ysengrin


C’est entre un étang et un arbre que Renart aperçut Ysengrin dévorant à belles dents un chevreuil. Renart se léchant les babines commença :
« Mon oncle, ne trouvez-vous pas que la journée commence bien ? Quel beau pelage vous avez… Et quelle bonne odeur matinale. Voulez- vous bien allez chasser avec moi ? »
- Non, ne voyez vous pas que je suis occupé ?! » répond le loup la bouche pleine.
Renart dit :
« Bon c’est d’accord, je vais chasser tout seul. »
Renart s’en alla et vit une chèvre. Il appella Ysengrin. A ces mots, le loup bondit car la chèvre était son plat préféré.
Mais il sauta sur un paysan à genoux qui cherchait sa corde servant à pendre les animaux après la chasse. Il avait tué une chèvre et s’était mis la peau de la pauvre bête su le dos. C’est pour cela que le loup, sans réfléchir, avait pris le paysan pour une chèvre. D’autres vilains, voyant cela, coururent vers le pauvre paysan, lui arrachèrent la corde des mains en évitant le loup bien sûr ; puis, ils lancèrent la corde sur la queue du loup et ils serrèrent au maximum. Ils le frappèrent pour le tuer mais Ysengrin réussit à s’échapper à temps.
Pendant ce temps, sire Renart ayant mangé le chevreuil et assisté à la scène riait, riait à en perdre la tête… Et c’est ainsi que notre Renart retourna chez lui, bien menu et fier de lui.

Chloé

Le Roman de Renart revisité par les élèves



Malice, quand tu nous tiens...


C’est la branche comment Renart vole les habits du tisseur et fait une proposition au boucher


Renart alla en ville, près d’une chaumière où habitait un tisseur.
Ce matin là, c’était jour de marché et il savait que le tisseur devrait s’y rendre en carriole. Renart monta dans celle-ci et vola quelques magnifiques habits pour se déguiser en riche gentilhomme. La carriole arriva au marché et Renart sauta à terre, ni vu, ni connu. Il sentit alors une odeur délicieuse de charcuterie qui l’attira jusqu'à la boucherie.
Il dit au boucher :
« Bonjour, maître boucher. Votre fine réputation m’amène jusqu'à vous. Je voudrais avoir sept saucisses.
- Celles-ci sont à vingt-deux sesterces, les avez-vous ? »
Renart dût ruser :
« Ma foi, non, mais je vous les apporterai demain, foi de gentilhomme. »
Habillé aussi richement, le boucher lui fit confiance, lui donna les saucisses et lui fit promettre de revenir avec l’argent. Renart promit et repartit vers la forêt les manger.

Bien entendu, le boucher ne revit ni Renart, ni l’argent, et encore moins ses saucisses !

Romain

Le Roman de Renart revisité par les élèves



Et si Renart avait des déconvenues ?...


C’est la branche comment Renart essaie de tromper les deux oiseaux pour prendre leurs morceaux de fromage


Renard se promène tranquillement quand il aperçoit un beau paysage. Il se dit :
« Je me repose quelques instants et je reprends ma route.»
C’est alors qu’il sent une odeur de fromage au dessus de lui. Il lève la tête et voit ses deux amis Coco et Lala qui tiennent un morceau de fromage frais.
Le goupil dit :
« Bonjour chers compères, que faites-vous avec du fromage ? Je pensais que les oiseaux ne prenaient que du pain. »
Renard essaie de flatter les deux frères.
Tout à coup, il sent une odeur de lard fumé qui vient de plus loin. Une idée lui vient à l’esprit : il voit bien que les oiseaux ont remarqué eux aussi l’odeur.
Il leur dit :
« Vous n’êtes pas capables d’arriver avant moi pour prendre le lard fumé qui est tout là-bas.»
Les oiseaux partent alors à toute vitesse en laissant leur fromage. Renart en profite pour leur prendre leur bout de fromage.
Les oiseaux reviennent avec leur bout de lard. Ils piquent Renart de leur bec, car ils ont remarqué qu’il leur a volé leur morceau de fromage.
Renard leur dit pardon et jure de ne plus les embêter.

Morgan

Le Roman de Renart revisité par les élèves



La raison du plus fort est toujours la meilleure !


C'est la branche comment Renart fait profil bas


Renart gambadait à travers champs lorsqu’il rencontra l’ours et Tybert :
« - Ha ! Te voilà Renart. Nous t’avons cherché partout ! Le roi lion veut voir, dit l’ours.
- Hé ! Pourquoi veut-il me voir ? Je ne lui ai fait aucun mal !
- Tu dois aller à la cour te présenter.
- Allez lui dire de venir me voir chez moi !
- Mais, nous ne devons pas te laisser t’enfuir.
- Et bien, envoyons Tybert le lui dire. »
Alors Tybert y va. Et, à la cour, le roi lion enrage :
« Comment ose-t-il me traiter ainsi ! Allez me le chercher ! »
Tybert s’en retourne voir Renart pour aller le chercher. Renart s’y oppose. Mais au bout d’un moment, il se décide à y aller.
Pendant ce temps à la cour, Pinte raconte son malheur :
« Ô, sire ! Renart a mangé mes cinq sœurs et mon frère !
- Il sera puni, répond le lion. »
L’ours, Tybert, et Renart arrivent à la cour. Le roi dit à Renart :
« Tu seras puni pour tous ces affronts, Goupil ! Tu auras la tête tranchée !
- Oh, non ! supplie Renart, je deviendrai un gentil pèlerin. »
Alors, le roi lui accorde sa clémence et Renart part à Saint-Jacques de Compostelle.

Pierre

Samedi 21 Mars 2009
Sandrine Mayot

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